Jongler avec des grains d'origines diverses, c'est sa spécialité depuis plus de 50 ans. Aujourd'hui, le maître torréfacteur batticien Café Liégeois lance un tout nouveau concept : un café équitable, durable et écologique. Son nom? «Mano Mano», ou «main dans la main», en espagnol. «C'est au cours d'un mes voyages au sud du Mexique, dans l'état du Chiapas, que l'idée est née, explique Michel Liégeois, l'un des dirigeants de l'entreprise Café Liégeois. J'ai rencontré des petites communautés de producteurs de café et j'ai pris conscience des problèmes auxquels ceux-ci sont confrontés au quotidien.» Il n'en fallait pas plus pour que déclic se fasse. Ni une, ni deux, les frères Liégeois à la tête de l'entreprise batticienne ont ainsi décidé de passer à l'action! «Il n'est pas possible de passer du temps avec ces personnes, de commercer avec elles et de rester insensible à leurs difficultés, commente Benoît Liégeois. La rentabilité de leur travail est si faible - quand les fluctuations des cours ne la rendent pas nulle - qu'ils ne peuvent investir dans le matériel qui leur permettrait de mieux exploiter leur plantation. Or il n'est plus acceptable que des personnes soient incapables d'assurer leur subsistance par la faute de prescripteurs économiques qui négocient à la baisse les cours d'un produit dont ils ne sentiront même jamais l'odeur!» L'objectif des frères Liégeois est donc clair : aider ces populations à devenir économiquement viables tout au long de l'année. Concrètement, c'est en contact étroit avec Terre Solidaire, une association active sur place depuis quatorze ans déjà, et par le biais du label Max Havelaar, que Café Liégeois vient ainsi de lancer sa nouvelle gamme de café équitable. «Au travers de Mano Mano, notre but premier est de garantir un prix minimum aux producteurs, quel que soit le cours du marché», explique Michel Liégeois. En d'autres mots : lorsque le cours est au plus bas, Café Liégeois s'engage à payer un prix supérieur à ce cours, et à l'inverse, lorsque le cours est haut, la société paiera le prix fixé par le marché. «Les producteurs sont ainsi assurés d'un revenu minimum et correct!» Mais l'entreprise batticienne ne se limitera pas à cela. Via l'association Terre Solidaire, elle réinvestira au Chiapas 0,1 € par sachet de dosettes «Mano Mano», soit environ 1 € par kilo de café équitable. «Nous voulions poser un geste fort, d'autant que contrairement à certains autres acteurs du commerce équitable, nous ne ferons pas supporter la totalité du surcoût au consommateur en augmentant déraisonnablement le prix de vente!, confie les patrons. Ce pourcentage non négligeable des bénéfices permettra ainsi aux communautés de producteurs d'acquérir des équipements et matériels indispensables.» Bientôt au Kivu également Après le Mexique, c'est ensuite au Kivu que Café Liégeois compte étendre sa démarche. Le projet est pratiquement prêt. «Nous ne voulons pas simplement distribuer de l'argent aux petits producteurs, mais bien du matériel, telles que des bêches et des dalles pour le séchage, car là-bas, ils n'ont vraiment rien! Mais notre objectif n'est pas non plus de nous implanter dans des communautés pendant de longues périodes. Nous ne voulons pas être une béquille ni les rendre dépendants, mais bien leur permettre, matériellement, d'assurer leur avenir!» Moulu, en grains, dans les percolateurs de bureaux ou aux distributeurs d'entreprises : quelle que soit sa forme, «Mano Mano» se veut ainsi LE café du respect. Et l'entreprise Café Liégeois pousse le concept jusqu'au bout, avec des déclinaisons de sa nouvelle gamme sous forme de chocolat, sucre et ... thé!
Jongler avec des grains d'origines diverses, c'est sa spécialité depuis plus de 50 ans. Aujourd'hui, le maître torréfacteur batticien Café Liégeois lance un tout nouveau concept : un café équitable, durable et écologique. Son nom? «Mano Mano», ou «main dans la main», en espagnol.
«C'est au cours d'un mes voyages au sud du Mexique, dans l'état du Chiapas, que l'idée est née, explique Michel Liégeois, l'un des dirigeants de l'entreprise Café Liégeois. J'ai rencontré des petites communautés de producteurs de café et j'ai pris conscience des problèmes auxquels ceux-ci sont confrontés au quotidien.» Il n'en fallait pas plus pour que déclic se fasse. Ni une, ni deux, les frères Liégeois à la tête de l'entreprise batticienne ont ainsi décidé de passer à l'action! «Il n'est pas possible de passer du temps avec ces personnes, de commercer avec elles et de rester insensible à leurs difficultés, commente Benoît Liégeois. La rentabilité de leur travail est si faible - quand les fluctuations des cours ne la rendent pas nulle - qu'ils ne peuvent investir dans le matériel qui leur permettrait de mieux exploiter leur plantation. Or il n'est plus acceptable que des personnes soient incapables d'assurer leur subsistance par la faute de prescripteurs économiques qui négocient à la baisse les cours d'un produit dont ils ne sentiront même jamais l'odeur!» L'objectif des frères Liégeois est donc clair : aider ces populations à devenir économiquement viables tout au long de l'année. Concrètement, c'est en contact étroit avec Terre Solidaire, une association active sur place depuis quatorze ans déjà, et par le biais du label Max Havelaar, que Café Liégeois vient ainsi de lancer sa nouvelle gamme de café équitable. «Au travers de Mano Mano, notre but premier est de garantir un prix minimum aux producteurs, quel que soit le cours du marché», explique Michel Liégeois. En d'autres mots : lorsque le cours est au plus bas, Café Liégeois s'engage à payer un prix supérieur à ce cours, et à l'inverse, lorsque le cours est haut, la société paiera le prix fixé par le marché. «Les producteurs sont ainsi assurés d'un revenu minimum et correct!»
Mais l'entreprise batticienne ne se limitera pas à cela. Via l'association Terre Solidaire, elle réinvestira au Chiapas 0,1 € par sachet de dosettes «Mano Mano», soit environ 1 € par kilo de café équitable. «Nous voulions poser un geste fort, d'autant que contrairement à certains autres acteurs du commerce équitable, nous ne ferons pas supporter la totalité du surcoût au consommateur en augmentant déraisonnablement le prix de vente!, confie les patrons. Ce pourcentage non négligeable des bénéfices permettra ainsi aux communautés de producteurs d'acquérir des équipements et matériels indispensables.»
Après le Mexique, c'est ensuite au Kivu que Café Liégeois compte étendre sa démarche. Le projet est pratiquement prêt. «Nous ne voulons pas simplement distribuer de l'argent aux petits producteurs, mais bien du matériel, telles que des bêches et des dalles pour le séchage, car là-bas, ils n'ont vraiment rien! Mais notre objectif n'est pas non plus de nous implanter dans des communautés pendant de longues périodes. Nous ne voulons pas être une béquille ni les rendre dépendants, mais bien leur permettre, matériellement, d'assurer leur avenir!»
Moulu, en grains, dans les percolateurs de bureaux ou aux distributeurs d'entreprises : quelle que soit sa forme, «Mano Mano» se veut ainsi LE café du respect. Et l'entreprise Café Liégeois pousse le concept jusqu'au bout, avec des déclinaisons de sa nouvelle gamme sous forme de chocolat, sucre et ... thé!